EN FRANCE À L'INTERNATIONAL PROTECTEURS TEMPORELS ET SPIRITUELS
Présentation des Commanderies AQUITAINE COMTE DU MAINE ET DUCHE D'ANJOU ORLÉANAIS PARIS ÎLE DE LA CITÉ PROVENCE ET COMTÉ DE NICE TOURAINE ET BLÉSOIS LANGUEDOC ROUSSILLON lotharingie
ACTIONS CARITATIVES ALERTES MONDIALES CHRÉTIENTÉ VIE DE L’ORDRE* Membres illustres par leurs actions
DERNIÈRES ACTUALITÉS
ACTIONS CARITATIVES
Un exemple d'actions de l'Ordre dans le cadre du COVID 19 - Avril 2020
La commanderie de l'Orléanais a mis en place une structure spécifique dédiée aux besoins nés du COVID19.  Deux c...
lire la suite

ALERTES MONDIALES
Mines, armes conventionnelles ; offensive juridique internationale
C’est un des fléaux qui affligent les populations civiles en temps de guerre et bien longtemps après la cessation des hostilités : les mines ant...
lire la suite

CHRÉTIENTÉ
L'Ordre de Saint Lazare aux JMJ de Rio
Les journées mondiales de la jeunesse et ses centaines de milliers de jeunes : l’occasion rêvée pour disséminer bonnes idées et pratiques pour la sauvega...
lire la suite

VIE DE L’ORDRE*
Activités des membres en temps de confinement
    Durant la crise sanitaire, les membres de l’Ordre de Saint Lazare et les Hospitaliers associés sont invités à se montrer encore plus solidaires...
lire la suite

Membres illustres par leurs actions
membres illustres par leurs actions

Le Chevalier ROZE:                              
Le 25 septembre 1675 Nicolas Roze naît dans une famille ...
lire la suite


LIENS SOCIAUX | GRAND PRIEURÉ
Facebook  
LIENS SOCIAUX | INTERNATIONAL
Facebook   Twitter  
www.orderofsaintlazarus.com MENTIONS LÉGALES | SITEMAP | CRÉATION ESPRICRÉA

* Ordre international de droit Luxembourgeois.
En France, association régie par la Loi du 1er Juillet 1901.

ACTUALITÉSMEMBRES ILLUSTRES PAR LEURS ACTIONS

membres illustres par leurs actions


Le Chevalier ROZE:                              


Le 25 septembre 1675 Nicolas Roze naît dans une famille d’armateur marseillais. Sa naissance coïncide avec l’apogée du règne du Roi Louis XIV, mais, à l’âge adulte, il vivra les années les plus difficiles de ce règne. Les guerres paralysent le négoce. Animé d’une grande admiration pour le Roi il finance et prend le commandement d’une compagnie à pied et d’un escadron à cheval lors de la guerre d’Espagne en 1706. Il est blessé à Alicante et rentre en France ruiné.


Ayant eu connaissance de sa fidélité et de ses faits d’armes, le Roi Louis XIV propose sa réception dans l’Ordre Militaire et Hospitalier de Saint-Lazare de Jérusalem en 1707. Le Chevalier Roze est un des premiers chevaliers de grâce magistrale, celle-ci exemptant de preuve de noblesse. Il dirigera, par la suite, la commanderie de Marseille dont l’activité principale était le rachat des esclaves barbaresques.


Ayant repris ses activités, notamment au sein de la Chambre de Commerce de Marseille, il se trouve confronté en 1720 à une terrible épidémie de peste. Le 25 mai un navire provenant de Syrie, « Le Grand Saint-Antoine », propage la maladie. Fin juin le mal limité aux infirmeries se répand en ville. Rapidement l’anarchie s’instaure alors que plus de mille personnes meurent par jour. Le Chevalier Roze prend les opérations en main. Il organise tout d’abord son quartier : il transforme la corderie en hôpital puis s’occupe de l’approvisionnement en vivres, se déplaçant constamment en se protégeant seulement d’un mouchoir imbibé d’huile. Mandaté par les échevins (responsables municipaux) il organise l’ensemble de la ville, faisant enterrer les cadavres, orientant les médecins, calmant les malades. La troupe et les forçats sont mis à sa disposition, une grande partie meurt à ses côtés. Tout l’été le Chevalier Roze mène son action sans relâche, épuisé il a la joie de constater le repli de la contagion à la fin du mois de septembre. Pour les Marseillais, Nicolas Roze, Chevalier de Saint-Lazare, est à tout jamais  le grand sauveur de la peste. 


 




 


Albert-Marie Cohen-Bougerolle:            


Albert-Marie Cohen-Bougerolle est né dans une famille juive convertie au catholicisme. Reçu dans l’Ordre de Saint-Lazare en 1939, il est mobilisé après la déclaration de guerre. Rendu à la vie civile en juin 1940, il propose immédiatement de participer à l’action hospitalière de l’Ordre en offrant ses connaissances de secouriste breveté. Ses compétences et son sens de l’organisation le poussent à proposer aux autorités de Saint-Lazare la création d’un « corps de volontaires secouristes ». Ce « corps » verra le jour en décembre 1942 et prendra la dénomination de « Corps des Volontaires de Saint-Lazare ». Le siège fut établi dans les locaux de l’Ecole Militaire que l’Ordre avait obtenu des autorités d’occupation en invoquant une ordonnance…du roi Louis XVI. Ce « corps » constitué de secouristes, d’infirmiers, de médecins et de conducteurs compta jusqu’à 400 membres fin 1944. Albert-Marie Cohen-Bougerolle en fut nommé Inspecteur et Chef secouriste.


Dès mars 1943, dans de nombreux secteurs atteints par les bombardements, à Paris, en banlieue, en province, les volontaires se mirent à l’œuvre : arrachant des blessés aux maisons en ruines ou en flammes, transportant les plus gravement atteints à un poste de secours, souvent avec des moyens de fortune. Ces actions se déroulèrent notamment à Paris, Clamart, Meudon, Levallois, Saint Ouen sur Seine, Saint Ouen l’Aumône, Ivry etc.. Pendant les combats de la libération de Paris, à l’aide d’une ambulance prise aux allemands, ils assurèrent le transport des blessés, n’hésitant pas à passer entre les combattants. Albert-Marie Cohen-Bougerolle était partout, coordonnant l’ensemble des actions.


Par ailleurs, dès 1942, l’Inspecteur des volontaires de Saint-Lazare avait rejoint le réseau de Résistance « Lord Denis ». La double appartenance à ce réseau et aux volontaires de l’Ordre permit à de nombreux résistants de mener leur action clandestine en utilisant le brassard à croix verte et la « carte-laisser-passer » de Saint-Lazare.


En 1945 Albert-Marie Cohen-Bougerolle reçut la croix de guerre 1939-1945 avec une citation précisant ses fonctions d’Inspecteur et chef secouriste du Corps des volontaires de l’Ordre de Saint-Lazare. Son action dans la Résistance lui valut la médaille de la Résistance française. Il reçut la grand-croix de mérite de l’Ordre.


D’une grande foi, le chevalier Albert-Marie Cohen-Bougerolle fut l’auteur, en 1946, d’une étude particulièrement intéressante concernant la spiritualité carmélitaine. Cette étude dénommée « Fleurs du Carmel » reprenait la démarche de dévotion des chevaliers de l’Ordre de Notre-Dame du Mont-Carmel associés à l’Ordre de Saint-Lazare de 1607 à 1779.


Dans des moments troubles de notre histoire le chevalier Albert-Marie Cohen-Bougerolle fut un exemple de courage et de service dans la simplicité et le témoignage d’une vie spirituelle intense.




 


Le Pasteur Hugues de Cabrol:                   


Le 30 octobre 2001, le lendemain de son anniversaire (92 ans), décédait à Agen le Pasteur Hugues de Cabrol, aumônier général de l’Eglise réformée pour l’armée française, grand croix de justice de l’Ordre de Saint-Lazare de Jérusalem, chevalier commandeur de l’Ordre de Saint-Jean ( Bailliage de Brandebourg).


Issu d’une vieille famille protestante d’Aquitaine, Hugues de Cabrol, après des études de théologie et de droit, devient pasteur de l’Eglise réformée. En 1939 il est désigné comme aumônier militaire protestant et, à ce titre, rejoint les troupes françaises stationnées au Moyen Orient. A l’issue de la guerre il se consacre aux œuvres sociales protestantes à travers le monde. Sa tradition familiale, sa grande spiritualité, sa générosité et son expérience de la vie militaire l’amènent tout naturellement à prendre un engagement chevaleresque.
Il rejoint, tout d’abord, l’Ordre de Saint-Jean (Bailliage de Brandebourg), branche protestante s’étant séparée de l’Ordre de Malte au moment de la Réforme. Dans le cadre de cet engagement il participe à la création de la première commanderie française de cet Ordre en 1961. Il en est nommé lieutenant de commanderie par S.A.I le Prince Guillaume-Charles de Prusse, Herrenmeister (Grand Maître et Protecteur). Grand ami de Paul Bertrand de la Grassière, Commissaire aux preuves de l’Ordre de Malte et Grand Capitulaire de l’Ordre de Saint-Lazare, il prend la décision de rejoindre cette Institution dont la vocation œcuménique lui semble prophétique.


En 1967 il quitte l’armée et se rend au Danemark comme pasteur de la communauté protestante de langue française et met sur pied le Grand Bailliage danois de l’Ordre de Saint-Lazare puis celui de Suède.


Très attaché au dialogue œcuménique, il participe activement à la commission constituée à cette fin au sein de l’Ordre. Il écrit un ouvrage en 1966 intitulé « L’Ordre Militaire et Hospitalier de Saint-Lazare de Jérusalem et l’œcuménisme- La vocation œcuménique de la chevalerie ».


Retiré au Prieuré de Ségougnac, près d’Agen, il fonde la Délégation d’Aquitaine qui deviendra , par la suite, la Commanderie d’Aquitaine.


Véritable modèle du Chevalier de Saint-Lazare, le Pasteur de Cabrol était un homme de foi, de culture et de grande amitié. Ce sens de l’amitié en faisait un véritable apôtre de la réconciliation entre chrétiens. Très lié avec Monseigneur Johan, évêque d’Agen et chapelain de Saint-Lazare, il était un véritable témoin en marche vers l’Unité.   




 


Le Cardinal Mindszenty:                    


Nommé évêque en 1944, il fut arrêté en novembre par les allemands qui avaient envahi la Hongrie. Délivré l’année suivante, il fut nommé par le Pape Prince-Primat de Hongrie et créé Cardinal. Mais il osa s’opposer (notamment en matière scolaire) au régime communiste. Il fut arrêté en décembre 1948.


Condamné à la détention perpétuelle, après un procès inique pendant lequel il fut torturé et drogué, il devait être libéré par la révolution d’octobre en 1956. Il dut se réfugier à l’ambassade américaine d’où il gagna ensuite Rome, puis Vienne, où il s’éteignit le 6 mai 1975.


Eztergom, siège du Prince –Primat de Hongrie, abrita les premières implantations de l’Ordre de Saint-Lazare dès le XIIème siècle. Au milieu du XXème siècle un Grand Prieuré hongrois fut réorganisé, des liens naturels se tissèrent avec le Prince-Primat, le Cardinal Mindszenty. Il fut, par la suite, un exemple vivant pour tous les chevaliers hongrois qui assuraient leur service en Saint-Lazare dans la plus grande discrétion, au sein du Grand Prieuré clandestin.


Le 10 mars 1972, le Grand Magistère décida de remettre au Cardinal Mindszenty la plus haute distinction de l’Ordre de Saint-Lazare : l’anneau d’or de Saint-Lazare. Une seule autre personne reçut cette distinction, l’Archiduc Otto de Habsbourg.


Lors de la remise de l’anneau le Cardinal-Primat s’exprima ainsi : « L’anneau d’or est le symbole d’un engagement irrévocable : lorsqu’une femme et un homme s’unissent irrévocablement devant Dieu et se doivent fidélité, ils se remettent un anneau d’or, lorsque l’Eglise consacre irrévocablement un évêque et lui confie un peuple, Elle lui donne un anneau d’or ; en me remettant aujourd’hui cet anneau d’or, l’Ordre de Saint-Lazare m’unit irrévocablement à lui et je lui assure toute ma fidélité envers et contre tous ».


Grand témoin de l’Ordre de Saint-Lazare, le Cardinal Mindszenty, dans la tourmente totalitaire, mit la fidélité au cœur de sa vie.




 


Le Marquis Philibert de Nerestang - 35ème Grand Maître (1604-1620):                


Dès son plus jeune âge, Philibert de Nerestang se met au service du Roi. Il commande une compagnie d’ordonnance dans la Ligue. Lorsque le Roi Henri IV accède au trône après la mort d’Henri III, il fait preuve d’obéissance et le Roi le récompense de sa fidélité en lui confiant un régiment d’infanterie.


En 1604 il devient Grand Maître de l’Ordre de Saint-Lazare de Jérusalem. En 1608 le Roi lui confie la grande maîtrise de l’Ordre de Notre Dame du Mont-Carmel qu’il avait créé en 1607.


Philibert , Marquis de Nerestang, était un grand soldat mais aussi un homme d’une grande foi. Il se retirait souvent dans ses différentes résidences  pour de longues retraites ; il s’adonnait alors, comme les Carmes, à deux heures quotidiennes d’office, méditation et prière, puis il assistait à la messe. Il avait fait bâtir dans le Forez, à trois lieues de sa propriété, un ensemble d’ermitages où il se rendait à pied et à jeun chaque samedi. Il avait écrit la liste de tous les nécessiteux de ses domaines. Les étrangers profitaient également de ses largesses. C’est ainsi que six espagnols tombés malades non loin de la Commanderie de Boigny furent logés, nourris et soignés , jusqu’à complète guérison, à ses frais. Il appelait Boigny son ermitage préféré.


Il fonda de ses deniers le couvent des Carmes Deschaux de Lyon, en 1618, où une cellule lui était réservée.


Il continuait à servir le Roi dans ses armées et fut blessé au Pont de Cé, lors de la campagne contre les princes rebelles, en 1620. Retiré du combat par son fils Claude, dans une maison voisine, il fut visité par le Roi Louis XIII auquel il dit : « Sachez que je dois mourir de cette blessure, cela m’a été prédit par un saint religieux carme de Lyon. Priez pour que je fasse une bonne mort ». Il rendit son âme à Dieu le 20 août 1620.
Il fut inhumé au couvent des Carmes à Lyon, comme le furent son fils Claude, 36ème Grand Maître de l’Ordre de Saint-Lazare, tué au siège de Turin en 1639 et son autre fils Charles, 37ème Grand Maître de l’Ordre, tué au service du Roi en Catalogne en 1641.


 


 


 


 


 

Agrandir
Normal
Réduire